... Par quoi vais-je commencer ?Je m'entraîne à la sagesse, qui consisterait pour moi à attendre et à laisser mûrir...
« Éperdu est sans doute de tous les mots de la langue française celui que je préfère. C'est un mot qui ne calcule pas, qui n’arrête pas mais soudainement emporte vers l'improbable. De l'ancien français "esperdre" qui veut dire perdre complètement, il signifie aussi troublé par une violente émotion. A miser exclusivement sur la perte, il ne connaît ni la mesure ni la bassesse. Son envergure est immense, et sa trajectoire bouleversante. Et s’il transfigure le regard, l’amour, la passion, c’est toujours leur donner sa perspective de cœur qui bat contre le néant ».
(« De l’éperdu », Annie Lebrun, poétesse et essayiste française.)
« Notre peur la plus profonde n'est pas d'être inadéquat.
Notre peur la plus profonde est d'être puissant au-delà de la mesure.
C'est notre lumière, non pas notre ombre, qui nous effraie le plus.
Jouer « petit » ne sert pas le monde.
Il n'y a rien d'édifiant à se rapetisser de manière à ce que les autres ne se sentent pas menacés.
Nous sommes nés pour manifester la gloire qui réside en nous.
Et si nous laissons notre lumière briller, nous donnons inconsciemment aux autres la permission d'en faire autant.
En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres.»
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(Nelson Mandela, discours d’investiture, 1994)
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